Le troisième atelier de la saison 2011 était dédié au montage de la ligne de traine « criminelle ». Deux séances en matinée, les mercredis 11 et 18 mai , animées par Pascal Cansier et Jacky Even, ont eu lieu à Sainte-Marine en salle de Kérobistin. Elles ont rassemblé 17 personnes.

Le principe essentiel de cette ligne réside dans le fait que la plombée est répartie sur plusieurs mètres lui donnant une courbe quasi idéale sous l’eau. Elle atténue les vibrations contrairement à la plombée unique et massive. C’est une technique ancienne, universellement connue et pratiquée sur toutes nos cotes.

La ligne est constituée de chapelets d’olives percées de 30 à 50 Gr que l’on doit pouvoir ajuster en fonction de la profondeur. Il suffit de préparer à l’avance plusieurs chapelets plus ou moins lourds que l’on ajoutera ou retranchera selon les besoins. 200 à 400 grammes conviendront pour pêcher dans des petits fonds, 600 grammes à 1,2 Kg pour les fonds plus importants. Le principal inconvénient de cette ligne réside dans le risque important d’emmêlement à bord du bateau. Chacun devra trouver sa propre technique pour y remédier; un enrouleur pourra par exemple convenir pour remonter toute la ligne, plombs y compris.

L’action de pêche: une vitesse de traine de 2 à 3 nœuds; un mouvement permanent de va et vient; garder le contact avec le fond; effectuer des virages pour ralentir puis accélérer brusquement le leurre près des endroits présumés; gratter le fond avec le dernier chapelet qui sera placé à une quinzaine de mètres du leurre souple (non plombé), le bruit et le déplacement de particules intriguent les poissons.

La traine est conseillée sur des fonds de sable ou de gravier si l’on veut éviter les accrochages; la carte N° 7146G, qui donne la nature des fonds, permettra de préparer à l’avance son plan de pêche.

 

 

 

 

 

JPC